Rencontre FLN-patronat-UGTA sur la charte : « Nous défendons un partenariat fructueux entre les entreprises publiques et privées », explique M. HADDAD

4 janvier 2018

Le Président du Forum des Chefs d’Entreprise, M Ali HADDAD, a pris part, le 3 janvier 2018 à Alger, à une réunion de concertation et d’information entre des représentants du Front de libération nationale (FLN), l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) et le patronat, pour expliquer la portée et le contenu de la charte sur le partenariat sociétaire, signée le 23 décembre 2017 entre le gouvernement, le patronat et l’UGTA.

Rencontre FLN-patronat-UGTA sur la charte : « Nous défendons un partenariat fructueux entre les entreprises publiques et privées », explique M. HADDAD
Dans son intervention, le Président du FCE a expliqué que «la charte vise à renforcer  un partenariat fructueux entre les entreprises publiques et privées», mais aussi soutenir et dynamiser l’économie nationale. Autrement dit, cette charte «ne signifie nullement la privatisation des entreprises publiques». La stratégie du patronat, a-t-il appuyé, est basée sur la «non-différenciation entre secteurs public et privé. Il n’y a qu’une seule entreprise économique algérienne».
Il a expliqué, en outre, que cette rencontre n’est pas une nouvelle Tripartite ou encore une réunion  parallèle mais une initiative responsable pour expliquer le contenu de la charte. «Nous voulons expliquer à toutes les institutions élues, la société civile et l’ensemble des intervenants de la scène nationale que nous activons dans un cadre institutionnel et nous œuvrons dans le respect absolu des institutions et des lois de la République, car notre ultime objectif est de développer l’entreprise nationale».
Pour M. HADDAD, «l’enjeu principal est la relance de l’économie nationale». A Cet égard, le FCE rejette catégoriquement les accusations «irresponsables» véhiculées par certains milieux à travers des «procès d’intention» et en posant «des lignes rouges» à ne pas franchir, sous prétexte qu’il s’agit de l’avenir du secteur public. «Nous ne permettrons à personne de nous donner des leçons de nationalisme économique, car nous sommes les plus au fait de la situation de nos entreprises, de notre économie et des défis qui attendent le pays», a-t-il affirmé. En ce sens, le patronat est le mieux placé pour connaître les difficultés auxquelles l’entreprise nationale économique est exposée et les défis à relever à l’avenir.
Pour le Patronat, ces lignes rouges, «c'est empêcher le développement de l'économie nationale et anticiper sa chute». C’est aussi le risque de compromettre la souveraineté nationale et ne pas réagir face à la dépendance extérieure, aux entraves auxquels sont confrontées les entreprises et au monopole d’entreprises étrangères sur des secteurs stratégiques.
 «Notre souci est de prendre les décisions stratégiques dans le cadre de la concertation nationale», a soutenu M. HADDAD, expliquant la mission du FCE qui active pour que l’entreprise joue son rôle primordial de créatrice d’emplois et de richesses. Le FCE, qui est aussi actif pour déployer la vision d'une économie dynamique, œuvre à formuler des propositions en vue de promouvoir l’entreprise économique nationale pour être des plus compétitives au plan international.